À Paris, certains immeubles ne sont qu’une façade. Derrière leurs murs, ni habitants ni bureaux, mais des installations techniques de la RATP, indispensables au fonctionnement de la ville souterraine.
Ces « faux immeubles » abritent des puits de ventilation du métro et du RER, ou encore des transformateurs électriques, tout en se fondant dans le paysage grâce à leurs façades haussmanniennes.
Parmi les plus connus, on trouve :
- Le 44 rue d’Aboukir (2ᵉ) et le 174 rue du Faubourg-Saint-Denis (10ᵉ), qui abritent des puits de ventilation,
- Le 29 rue de Quincampoix (4ᵉ) dissimule quant à lui une cheminée de la voirie souterraine des Halles,
- Au 54 rue des Petites Écuries (10ᵉ), se cache une bouche de ventilation
- Au 3 rue de l’Aqueduc (10ᵉ), seuls le rez-de-chaussée et le premier étage sont occupés par ces installations : les étages supérieurs restent de véritables logements,
- Le 145 rue Lafayette (10ᵉ) est sans doute l’exemple le plus spectaculaire : l’immeuble a été entièrement vidé de l’intérieur dans les années 1980 pour accueillir un puits de ventilation du RER B, tout en conservant sa façade intacte. De l’extérieur, il paraît habité, alors qu’il est totalement creux,
- Au 141 boulevard Diderot (12ᵉ), on retrouve un autre trompe-l’œil technique de la même veine.
Pour les repérer, un indice ne trompe pas : pas de digicode, pas de poignée de porte…
Et vus du ciel, certains n’ont même pas de toit, laissant apparaître leurs structures internes.